D’ici on entend les oiseaux se raconter des cracks
Et la mort dire son poème
L’amour que saigne
La haine sourde
D’ici on entend les gros sabots des traques vaines
Et la mer qui craque
Le cri de la poudre
Les obus qu’elle sème
D’ici on entend des grandes eaux l’éternelle rengaine
Et les faux je t’aime
L’hypocrisie lourde
Des politiques attaques
D’ici on entend les salauds embrasser leur matraque
Et les utopies rouges
La répression gangrène
Les vertes luttes blêmes
D’ici on entend les blaireaux masturber les « starac »
Et les cerveaux qui souffrent
Les poètes qui crèvent
Les étoiles même
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